Je ne sais pas. je ne sais plus.
Tu l'as déjà ressentit toi cette envie d'écrire aussi pressante, ce besoin, cette envie qu'il te faut assouvir le plus rapidement possible ? Et tu fais glisser ta plume, tu laisses couler tes larmes.
Et tout çà pour quoi ? Pour qui ?
Tout çà pour tout. Tout çà pour rien.
Et la pensée qui va plus vite que la main qui écrit tu l'as déjà sentit courir dans ton esprit ? Et ton coeur qui se vide progressivement comme s'il était restait trop longtemps plein, sous-pression,
tu l'as entendu battre sans comprendre ce qu'il voulait te chuchoter ?
Tu comprends ce rire nerveux ? Et puis ces larmes ? Trop plein d'émotion.
Mais qu'est qu'on peut y faire ? Prendre une nouvelle feuille de papier pour la remplir comme la précédente ? Pleurer encore un peu plus ? Parce que quand on pense qu'il n'y en a plus ... il y en a encore ! Ou alors on Danse ? On danse son mal, sa peine, ses faiblesses, ses non-dits. On se danse soi-même. On s'auto-danse ? On laisse tout aux mouvements, tout pour extérioriser les blessures accumulées dans le coeur.
Et après ?
Tu rebouches le stylo, tu respires un bon coup ou tu t'allonges quelques secondes par terre tiens !
Le contact du sol.
Tu le connais comme moi ...
Le crissement du papier, le son des pointes sur le sol.
Tu es mieux. Tu es bien. Tu vis. Tu aimes.
T. M.